Cinéma et attraction. Pour une nouvelle histoire du cinématographe

 

Revenir au seuil du cinéma, tel est le défi de cet ouvrage. Au-delà des histoires traditionnelles, André Gaudreault nous montre que les frères Lumière ont inventé, en 1895, un appareil de prise de vues permettant la projection de vues animées, le Cinématographe, mais nullement le cinéma. Le cinéma ne s’ « invente » pas, nul brevet à déposer, mais s’institue, progressivement et collectivement. C’est une nouvelle approche que nous propose André Gaudreault dans cet ouvrage documenté. Il ressuscite un univers occulté avec le bonimenteur ou commentateur de la projection, le complice du « vil exhibiteur » ou gérant de la salle. Il nous découvre ses sources d’inspiration : du théâtre au cirque et à la photographie. L’œuvre de Méliès est ici étudiée dans toute sa richesse et dans toutes les étapes de sa création, en particulier dans son atelier. Un nouveau regard sur le cinéma, une étude indispensable suivie de l’édition critique du fameux texte intitulé « Les vues cinématographiques » de Georges Méliès (1907).

Ce contenu a été mis à jour le 13 août 2018 à 16 h 00 min.